Alliance solennelle scellée entre deux familles, avec les codes propres à chaque ethnie.
Histoire & contexte culturel
Chez les Dioula (Wangaras), peuple de tradition commerçante et musulmane, le mariage est scellé par le « Kouroubi », cérémonie durant laquelle un imam récite des versets du Coran et présente les futurs mariés à la communauté. Le repas de noce est préparé par les deux familles. Le futur marié est attendu avec ses amis qui dansent et l'accompagnent au domicile de la mariée. La structure sociale interne des communautés dioula est régie par la « kabila » (quartier-clan), unité de parenté régissant traditionnellement les alliances matrimoniales. Chez les Agni et Baoulé, la dot est versée en pagnes Kita, colas, argent et boissons ; chez les Bété, elle inclut des prestations spécifiques. La polygamie reste pratiquée dans certaines communautés, particulièrement musulmanes ou animistes. Le mariage traditionnel ivoirien cohabite désormais avec le mariage civil et religieux, et la littérature ivoirienne moderne (Ahmadou Kourouma, Mariama Bâ) a souvent critiqué certaines pratiques, notamment l'imposition du mariage.
Symbolique & sens
Le mariage traditionnel scelle une alliance entre deux familles et deux lignées, et non entre deux individus. La dot (en pagnes Kita, colas, argent, bétail ou prestations selon l’ethnie) est à la fois compensation matrimoniale et acte de respectabilité. Chez les Dioula, le Kouroubi scelle l’union par la récitation du Coran ; la kabila (quartier-clan) régit l’ensemble des alliances. Le mariage traditionnel cohabite avec le mariage civil et religieux et reste le garant de la transmission matrilinéaire ou patrilinéaire selon les peuples. La littérature ivoirienne (Ahmadou Kourouma, Mariama Bâ) a critiqué l’imposition du mariage et certaines pesanteurs.
Repères historiques
- Période colonialeL’administration coloniale impose le mariage civil, qui cohabite désormais avec le mariage traditionnel.
- Tradition ancienneLe mariage traditionnel est codifié dans chaque ethnie : kouroubi dioula, dot en pagnes Kita akan, cola + bétail au Nord.
- XXe siècleLa littérature ivoirienne (Ahmadou Kourouma, Mariama Bâ) critique certaines pratiques, notamment l’imposition du mariage et la polygamie.
Ce qu'il faut savoir
Kouroubi dioula (Coran) — kabila (clan) — pagnes Kita chez les Akan, cola+bétail au Nord — 2 jours de fête
