Grand masque circulaire à cornes, dansé en cortège lors des grandes réjouissances pour honorer les ancêtres et protéger le village.
Histoire & contexte culturel
Originaire du peuple Wan qui résidait initialement à Bouaké, le masque Goli a été adopté par les Baoulé vers 1900 lors de leur migration. Goli désigne chez les Baoulé une divinité protectrice, un fétiche (Amouin) qui est le fils de Nyamien, le Dieu du ciel. Le masque a la forme d'un disque plat orné d'un grand soleil symbolisé par deux disques rouges, d'un éléphant, et de cornes aux couleurs Baoulé (rouge, blanc, noir). Le danseur porte une cape en peau d'antilope, un amas de fibres de feuilles de palmier fraîches, une jupe en fibres de raphia, des grelots aux pieds et une peau de panthère sur le dos. Il existe sept masques Goli : le Gloin (le père, gardien du village), le Kpan (la mère protectrice), le Kplé kplé (le dernier fils), le Kouassi blé, le Gbakla Gboko, l'Anté dandi et l'Anté. Le Goli est particulièrement visible lors du Paquinou, la fête baoulé célébrée à Pâques.
Matériaux & supports
- Bois sculpté en disque
- Cornes de bélier
- Peintures rouge, blanc, noir
- Peau d’antilope
- Fibres de raphia et de palmier
- Peau de panthère
- Grelots
Symbolique & sens
Le Goli incarne un fétiche (Amouin), fils de Nyamien, le Dieu du ciel baoulé : c'est une divinité protectrice du village et de la lignée. La forme en disque solaire à cornes symbolise le monde et la force vitale. La famille des sept masques (Gloin père, Kpan mère, Kplé Kplé dernier fils, etc.) forme une communauté rituelle cohérente, dont la sortie publique honore les ancêtres, célèbre la vie sociale et protège le village des influences maléfiques.
Repères historiques
- Avant 1900Le Goli appartient d’abord au peuple Wan de la région de Bouaké.
- Vers 1900Adoption du Goli par les Baoulé lors de leur migration vers le centre de la Côte d’Ivoire.
- XXe siècleIntégration au Paquinou, la grande fête célébrée à Pâques, qui rythme la sortie publique des masques.
- XXIe siècleLe Goli fait partie des collections ethnographiques majeures (Musée du quai Branly, Musée royal de l’Afrique centrale).
Ce qu'il faut savoir
Divinité protectrice du panthéon Baoulé — apparu lors du Paquinou et des funérailles de chefs