Masque-coiffe finement sculpté et polychrome, porté lors de la célèbre danse Zaouli. Inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO (2017).
Histoire & contexte culturel
Le masque Zaouli a été créé dans les années 1950 à Zrabi Séhifla par Ouinnaila, qui s'inspira d'une jeune fille d'une beauté extraordinaire prénommée Djela lou Zaouli (« la fille de Zaouli »). Ce masque est une synthèse de deux autres masques gouro, le boulou et le djela, et se décline en sept variantes (Zahouli Lou Klamin, Lou Monhon, Lou Zaleklou, Lou Zamblé, Lou Gou, Bongnan Lou Zeli, Mami Watta). Le masque est exclusivement porté par des hommes, qui endossent un pagne traditionnel multicolore fixé sur le masque, des grelots aux pieds et des chaussettes fibreuses en écorce de bois peintes de couleurs vives. La virtuosité technique est telle que les meilleurs danseurs peuvent atteindre plus de 200 pas par minute, performance chronométrée par un jury de l'UNESCO. En 2017, le Zaouli a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité sous le titre « Le Zaouli, musique et danse populaires des communautés gouro de Côte d'Ivoire ». Adopter un Zaouli est réputé accroître la productivité du village qui le porte.
Matériaux & supports
- Bois sculpté polychrome
- Fibres d’écorce teintes (chaussettes)
- Pagne traditionnel multicolore
- Grelots et ornements métalliques
Symbolique & sens
Le Zaouli matérialise la beauté féminine idéalisée à travers la figure de Djela lou Zaouli. Il est réputé détenir des pouvoirs permettant d'accroître la productivité agricole du village qui le porte. Ses sept variantes (Zahouli Lou Klamin, Lou Monhon, Lou Zaleklou, Lou Zamblé, Lou Gou, Bongnan Lou Zeli, Mami Watta) correspondent chacune à une légende. La ferveur et la virtuosité du danseur (jusqu'à 200 pas/minute) sont un hommage esthétique et un acte de dévotion aux esprits.
Repères historiques
- 2017Inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO) sous le titre « Le Zaouli, musique et danse populaires des communautés gouro de Côte d’Ivoire ».
- Années 1950Création du masque à Zrabi Séhifla (ou Zara Bi Séhifla) par Ouinnaila, synthèse des masques gouro boulou et djela.
- Avant 2017Auditions UNESCO : les meilleurs danseurs sont chronométrés à plus de 200 pas par minute.
- Tradition oralePremière figure : Djela lou Zaouli, jeune fille d’une beauté extraordinaire dont le souvenir inspire la danse.
Ce qu'il faut savoir
Danse populaire, hommage à la beauté féminine — inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2017 (liste représentative)
